vendredi, juillet 30, 2010 02:09

LACI : Le combat va commencer

6 juillet 2010

Le comité référendaire, composé notamment des Associations de Défense des chômeurs, a déposépointfinal1 aujourd’hui près de 140′000 signatures contre la 4ème révision de la loi sur le chômage.

Parce qu’il est source de précarité et trop souvent d’exclusion sociale, le chômage est la tare de nos sociétés capitalistes modernes. En droite ligne du démantèlement social orchestré par la droite depuis plusieurs années, cette révision LACI prévoit notamment de réduire de manière importante le nombre de jours d’indemnité.

Fragilisés dans l’opinion publique par leur défaite sur le démantèlement du 2ème pilier et leur refus de taxer les bonus, les milieux bourgeois et Economie Suisse ont d’ores et déjà lancé une campagne au budget astronomique!

Mais le peuple suisse, la gauche, les mileux syndicaux et associatifs seront là pour dire non à la scandaleuse révision LACI.

Grand Conseil : CEP

26 mai 2010

neuchatel_2665Le décret de création d’une commission d’enquête parlementaire (CEP) sur les agissements du Conseiller d’Etat, Frédéric Hainard, a donc été accepté par le Grand Conseil.

Plus que la création de cette CEP, c’est bien les disfonctionnements même au sein de l”exécutif qui ont été confirmés. En effet, le spectacle fut pour le moins déconcertant, le Conseiller d’Etat, Philippe Gnaegi, désavouant son collègue, Jean Studer, et l’accusant promptement d’intrigues et de mensonges.

En fait, nous savions déjà que l’exécutif ne répondait quasi plus de ses actes auprès du législatif. Maintenant, il est évident que certains membres de l’exécutif ne répondent même plus des leurs vis-à-vis de leur collègue. 

Au delà d’un changemement du Conseil d’Etat, le mal semble en vérité bien plus profond. Le peuple a toujours raison, certes, mais l’élection du Conseil d’Etat par celui-ci n’est qu’une illusion démocratique. La démocratie est un savamment mélange de dispositifs permettant d’assurer une pleine représentation du peuple et par là même la concrétisation de la volonté générale. Or, occasionnant une personnalisation des campagnes électorales à caractère démagogique, une élection de l’exécutif par le peuple et de surcroît au système majoritaire ne peuvent aboutir qu’à un blocage des structures démocratiques.  

A l’instar du Conseil Fédéral, l’exécutif doit émaner du législatif, seul moyen de contenir le premier et ainsi d’assurer la formation et la concrétisation de la volonté générale.

Nous aussi, on t’aime, Bilanz !

18 mai 2010

Comme d’habitude, Le Locle finit à nouveau dernier du classement du journal néolibéral Bilanz !la-bd-sur-le-locle-est-parue2

Il est vrai que nous avions eu peur, puisqu’il y a quelques semaines nous nous étions retrouvés troisième depuis la fin du classement du journal romand Bilan, la Métropole horlogère ayant occupé la dernière place. Toutefois, Saint Karl, protecteur des mineurs, nous a entendu. Le journal suisse-allemand, Bilanz, nous a permis de conserver notre dernière place dans le classement destiné aux jeunes goldenboys de la place financière suisse (c’est-à-dire ceux-là même qui ne servent à rien et qui ne produisent rien… à part du chômages!).

La première place revient à la Ville du Freiberg ! D’ailleurs, si tu demandes à la journaliste de Bilanz, “d’où venez-vous ?” ou plutôt “Woher kommen Sie ?”, elle vous répondra… “Freiberg!”. Ca doit vraiment être une ville superbe pour les gens huppés ou les journalistes à leurs bottes… dommage que pour des salaires comme le tiens ou le miens… ce n’est juste pas la peine d’essayer d’y aller… d’ailleurs, tu te retrouverais bien seul…  Pour rappel, cette dernière place est synonyme de première dans le monde des communes non-alignées !

Bref, plus sérieusement, Le Locle et les Loclois sont toujours et un peu plus encore les meilleurs. D’ailleurs, rappelez-vous, au niveau de la Suisse romande, Le Locle était sorti, dans le journal Bilan (!), la Ville où le “revenu disponible” était, notamment pour les bas et moyen revenus, le plus important. Ajoutons à cela notre qualité de vie dans nos contrés et l’esprit libertaire de nos habitants, et faisons un pied de nez aux spires de Bilanz… Bref, comme à la belle époque… Le Locle va bien, Le Locle est fort… le Locle vous em… !!!

Initiatives du peuple

17 mai 2010

Le non respect du traitement des initiatives populaires est particulièrement inquiétante, ce d’autant plus que notre canton connaît déjà un certains nombres de problèmes de fonctionnement et de financement. Le Conseil d’Etat s’est engagé à prendre position concernant les initiatives (Frein au démantèlement social, L’imposition sur les grandes fortunes et La création de structures d’accueil de la petite enfance) émanant du souverain (le peuple) dans les plus brefs délais. Pour rappel, contrairement aux motions, les initiatives populaires exigent d’être soumises au peuple deux ans aux maximum après leur dépot.

Ce délai est largement dépassé. Le POP sera particulièrement vigilant aux respects des (nouveaux!!!) engagements du Conseil d’Etat et envisage, le cas échéant, de recourir au Tribunal fédéral. img0031 nombres de problèmes.

ENFIN !

19 mars 2010

eveillee-pendant-l-operation-56548A la suite d’un mécontentement généralisé et de nombreuses interventions de POPVertSol, le Conseil d’administration de la HNE a donc subi une profonde modification, avec l’arrivée d’une nouvelle équipe. Ainsi, la Conseillère d’Etat Gisèle Ory a opté pour un Conseil de professionnels, non politisés (même si on ne peut jamais l’être totalement).

Cette stratégie permettra de diminuer les conflits au sein du Conseil, tout en libérant la capacité d’agir de certains groupes politiques. La représentativité Haut-Bas est d’ailleurs respectée, même si les villes semblent perdrent de leur influence.

Le défi qui attend la nouvelle équipe est donc important. En effet, le climat d’omerta au sein d’hôpital neuchâtelois, notamment au sein du corps médical, ont empêché la prise en considération et la réalisation d’un certains nombres de projets susceptibles d’améliorer les prestations et garantir l’équilibre régionales, tout en diminuant les coûts.

Cette nouvelle équipe affrontera donc un défi important : rétablir la confiance des citoyens et des citoyennes vis-à-vis de leur hôpital, qui rappelons-le doit être multi-sites. Saluons au passage l’arrivée d’un certain nombre de personnalités intéressantes, dont le docteur Roland Jeanneret, praticien durant de nombreuses années en Ville du Locle.

La fin de l’aventure Authier est donc terminée. Allons dèsormais de l’avant.

Le poète s’en est allé…

15 mars 2010

379484-jean-ferrat-est-decede-le-samedi-13-0x414-31Jean Tenenbaum, dit Jean Ferrat, s’est éteint à l’âge de 79 ans.

 

 

Fils d’une famille modeste, Ferrat verra son père déporté à Auschwitz par les nazis. Caché par les partisans, puis élevé par sa mère et ses sœurs, il accumule les petits jobs dans les années cinquante pour aider sa famille. Ferrat se lance alors progressivement dans les années cinquante dans la chanson, mettant en musique de nombreux textes du poète communiste, Louis Aragon.

C’est La Môme qui le fit connaître au public : Ma môme, elle joue pas les starlettes, elle met pas des lunettes de soleil; Elle pose pas pour les magazines, elle travaille en usine, à Créteil.

S’enchaîne alors différents succès, tels que Aimer à perdre la raison, La Montagne, Nuit et Brouillard, Camarades ou Ma France.

Souvent censuré, toujours révolté, Ferrat chantait la fraternité et la condition des travailleurs :

« Ma France, celle des enfants de cinq ans travaillant dans les mines,

celle qui construisit de ses mains vos usines,

celle dont Monsieur Thiers a dit : qu’on la fusille. »

Ferrat ne chantait « pas pour passer le temps », mais par devoir et conviction. Pour lui, lutter contre l’oubli était une nécessité :

« Ils étaient vingt et cent, ils étaient des milliers
Nus et maigres, tremblants, dans ces wagons plombés
Qui déchiraient la nuit de leurs ongles battants
Ils étaient des milliers, ils étaient vingt et cent […]
Ils s’appelaient Jean-Pierre, Natacha ou Samuel
Certains priaient Jésus, Jéhovah ou Vichnou
D’autres ne priaient pas, mais qu’importe le ciel
Ils voulaient simplement ne plus vivre à genoux […]

Je twisterais les mots s’il fallait les twister
Pour qu’un jour les enfants sachent qui vous étiez »

Pour Jean Ferrat, le communiste est une idée, la plus belle de toute, celle qui fonde l’essence même de l’homme et de l’humanité. Jamais le chanteur n’y a renoncé… Moi, si j’ai connu des années funestes, je n’ai pas voulu retourner ma veste. Que d’autres que moi chantent pour des prunes, moi, je resterai fidèle à l’esprit qu’on a vu paraître avec la Commune… Bref, je l’avoue, je le confesse, je suis de ceux qui manifestent. 

De nombreux camarades du POP se souviennent de ses concerts, notamment à la fête de l’Humanité. Jean Ferrat s’en est allé retrouver les Camarades et ses amis de toujours : Brel, Brassens, Léo Ferrer, Pablo Garcia et Aragon.

Merci à toi, Jean

De la servitude moderne

9 mars 2010

affichedlsm

Un documentaire salutaire de Jean-François Brient sur la servitude moderne et notre société marchande. Brient y dénonce le totalitarisme.

La diffusion de ce film se situe volontairement en dehors de tout circuit médiatique ou commerciale. La diffusion de ce film doit rester totalement gratuite. 

Je vous mets en dessous le lien pour la bande annonce et celui pour le film.  

http://www.delaservitudemoderne.org/videoBA.html

http://www.delaservitudemoderne.org/video.html

LPP - le peuple a parlé!

8 mars 2010

maconsL’UDC, la droite libérale-radicale, celle soit disant chrétienne (PDC) et Economie suisse, qui avait appelé à démanteler notre système de prévoyance vieillesse, ont été débouté.

L’argent des travailleurs et travailleuses utilisé pour sauver le système bancaire et continuer à verser des bonus, l’explosion du chômage malgré l’augmentation des bénéfices de certaines entreprises (Métalor) et l’augmentation des disparités sociales ont sans aucun doute joué un rôle important dans cette décision.

Cette prise de conscience des travailleurs, mais aussi de certains cadres, marque sans doute un tournant historique dans le rapport de force entre le grand patronat et la population.

Les prud’hommes supprimés!

27 janvier 2010

chateau-de-neuchatel1Le projet de réforme de la justice du Conseil d’Etat a été accepté par le Grand Conseil. Si cette réforme consiste entre autres à s’adapter à la loi fédérale, le projet comportait néanmoins des points particulièrement problématiques, voir scandaleux. Ainsi, la suppression du tribunal des baux a dores et déjà donné lieu à une initiative de l’ASLOCA pour son maintien. De plus, le rapport comportait purement et simplement le tribunal des prud’hommes et ses jurés.

Quand on sait que ce tribunal rend des jugements favorables à plus de 80% à la partie la plus faible du contrat de travail, à savoir les travailleurs, il est normal que la droite l’ait enterré.

La justification du Conseil d’Etat ne tient d’ailleurs pas la route. Celui-ci prétend que le tribunal des prud’hommes n’a plus lieu d’être en raison de la jurisprudence existante en matière de droit du travail, alors même que les cantons de Vaud et de Genève lui octroient des compétences plus importantes.

Soutenu par une petite partie de membres du PS, le groupe POPVertSol a tenté de sauver cette instance juridique par un postulat, traité après l’adoption du rapport. La droite et une partie du PS l’ont alors purement et simplement rejetté.

Seul l’initiative pourra désormais remettre l’église au milieu du village.

C’était trop beau pour être vrai…

23 décembre 2009

pere_noel2_est_une_ordureAprès avoir très justement proposé hier la création de structures d’accueil de la petite enfance pour les demandeurs d’emploi, le Conseil d’Etat vient de créer une sorte de “securitate” dans le seul but consiste à traquer les fraudeurs de l’aide social et les travailleurs au noir. Certes, tout le monde en convient, il n’est pas admissible de profiter des assurances sociales ou de l’aide social. Toutefois, la mesure semble bel et bien disproportionnée, puisque pas moins de 40 personnes seront affectuées à cette tâche. 

Frédéric Hainard se justifie en ces termes : “Dans une situation financière difficile, il existe un moyen d’offrir des prestations sociales, c’est en trouvant et en sanctionnant ceux qui en abuse“. Et voilà, la solution est tout trouvée! En vérité, résorber cette situation financière effectivement difficile ne consiste cependant pas à laisser sous-entendre qu’il y a un nombre conséquent de profiteurs dans les classes les plus démunies de la société.  L’homme oublie de préciser que les permiers profiteurs du système sont les générateurs de crises, ceux-là même qui constituent son électorat de base : les financiers et autres économistes.

En fait, la plupart des experts de l’aide sociale le reconnaisse, le problème du canton de Neuchâtel se trouve non seulement dans le taux de famille monoparental élevé qui caractérise un canton urbain et protestant, mais surtout dans la rapidité du passage du monde du travail à l’aide sociale. En effet, contrairement à d’autres cantons, il n’y a pas de structures permettant de combler, par exemple, un manque de l’assurance-chômage.

Quel beau nuage de fumé pour dissimuler les véritables coupables !